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En accords avec l'actualité et désireux de s'engager ouvertement en ces temps de décisions cruciales, 30 artistes issus du street art s'engagent pour l'égalité des droits homos-hétéros (mariage, adoption, procréation médicalement assistée), lutte contre le sida et contre les discriminations, la discrimination des minorités touchées par la maladie, les combats quotidiens des séropositifs, lesbiennes, gays, bis, transexuels, queers, intersexes, des travailleurs du sexe dépréciés par notre société.

L'exposition se tiendra du 17 au 25 Novembre 2012 au 50 rue Stendhal métro Gambetta à Paris dans une friche industrielle qui nous ouvre ses portes pour l'occasion. Les oeuvres exposées ont été crées par les artistes spécialement sur ces thèmes. Il y aura des performances, de la musique, et beaucoup d'amour!!

En partenariat avec

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Contact Presse : Mikaël Zenouda
Tél 06 13 50 89 80 mikael.zenouda@laposte.net

 

« Si le choix du street-art pour revendiquer l’égalité des droits peut paraître d’une portée furtive et utopique dans un monde devenu numérique où les communications de masse sont désormais immédiates, cette démarche, en interaction directe avec l’environnement urbain, prend toute sa place dans ces revendications au regard de son histoire propre.

Associé une dimension esthétique et artistique, écrire ou peindre sur un mur à toujours fait parti des moyens de revendication politique ou sociales, que ce soit en mai-68, lors des combats féministes pour le droit à l’avortement, la lutte contre la peine de mort ou encore lors du mouvement des droits civiques au Etats-Unis.

L’économie de moyen, la spontanéité de peindre dans la rue confère à cette démarche, à l’image des pochoirs issus du mouvement punk-rock de la fin des années 70, une grande liberté d’action, un choix dans la force des images et slogans dont l’impact se doit d’être immédiat et percutant.

 

Le choix du lieu de cette exposition, dans un squat, à l’heure ou se loger n’a jamais été aussi coûteux, où les lois sur le quota de logements sociaux ne sont pas toujours pas respectées, où les préfectures ferment ces lieux abandonnés par leurs propriétaires et réquisitionnés par nécessité, il est important de rappeler aux pouvoirs publics qu’outre apporter un hébergement, dans des conditions difficiles, à ceux qui en sont privé par un système locatif hors de prix, ces lieux sont souvent de véritables relais culturels dans les quartiers, organisant rencontres, concerts, exposition, ateliers accessibles à tous. Ce rôle culturel, qui ne leur est quasiment jamais reconnu par les services publics, mériterait bien plus des subventions que des expulsions.

Sans la collaboration active du squat Stendhal, actuellement en attente d’une décision de justice, nous n’aurions sans doute jamais pu mettre sur pied cette exposition en un temps record, pour répondre au plus vite à la stigmatisation ambiante envers la communauté LGBTQI.

 

A tous ceux qui sont encore en 2012 contre l’égalité des droits et qui promettrent alors à la société foudre et apocalypse, à tout ces ultra-catholiques qui ne trouvent pas de sujets plus urgent pour se mobiliser (tiens, au hasard, le logement) : nous ne voulons plus être tout juste tolérés, nous ne voulons plus nous asseoir au fond du bus, nous voulons les mêmes droits et nous aurons cette loi. »

 

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